Les Contagions

Lors de ma quarantaine de jours de coma artificiel (sommeil profond) j’ai contracté une contamination nosocomiale lié à l’environnement (reconnu dans les remarques liées à mon hospitalisation) mais s’il est vrai que presque toute les personnes hospitalisées sont contaminées, il faut voir pourquoi et comment ainsi que la gravité et surtout savoir s’il était possible d’éviter cette contamination ou de la contrôlée dès son apparition.

A). Pourquoi ?
Je suis malheureusement pour moi porteur de nombreuses cicatrices infectieuses situées dans tous ce que l’on appelle les points chauds du corps c’est-à-dire sous les bras, dans les aines mais en plus les oreilles et une cicatrice au bas de la colonne vertébrale infectée elle aussi et ce dont tout le personnel était au courant vus qu’il fallait les soignées.
Remettons les choses dans leurs contextes :

B). Comment ?
J’étais alité et dans l’impossibilité de bouger, d’ailleurs recommandé par le chirurgien en charge de mon dossier (rappel des positions sanglées que j’ai dû supportées) c’est pourquoi j’étais en coma artificiel le fait est donc que

 
j’urinais sur moi et je déféquais également ce qui aurais dus justifier une attention particulière à mon hygiène ce qui n’était malheureusement pas le cas car à de très nombreuse reprise j’ai entendu les commentaires suivant : on fait Mr (moi même) maintenant ?
Réponse : non il n’aura quand même pas de visite aujourd’hui nous allons d’abord faire Mr X – Mme Y etc. … eux il va y avoir des visites et lui nous viendrons plus tard et si on n’as pas le temps ce sera pour l’équipe suivante (Je rappelle que j’étais conscient de l’état de crasse dans lequel j’étais)

mon épouse et ma fille se sont présentées à l’improviste à diverses reprises et non jamais put me voir immédiatement car j’étais en soins (durant les heures de visite ? ) non la réalité est bien plus dégueulasse que cela, le personnel m’avais purement et simplement ignoré mais du fait que des visiteurs attendaient il fallait faire vite ma toilette et m’injecter ce qu’il fallait pour que je finisse d’émerger.

C). Contrôle de la contamination possible ou pas ?
Sans conteste OUI car il aurait suffi d’avoir des soins approprié et suivit mais c’est difficile lorsqu’une partie du personnel reste agglutiné dans l’ouverture de la porte qui avait l’air de donner sur une zone verte derrière le comptoir, tout au fond ou le dit personnel fumait sa cigarette alors qu’une autre partie rigolais ou discutais derrière le comptoir sur lequel devait je pense se trouver les terminaux permettant de suivre l’état des patients ce qui fait qu’il ne restais qu’une infime partie du personnel pour courir dans tous les sens et tenter de subvenir aux besoins de tous les patients.
Pourquoi suis-je aussi fâché contre le personnel qui se marrais derrière le comptoir, parce que j’ai entendu l’une des infirmière parler avec deux consœurs et expliquer qu’elle était juste payée pour surveiller les terminaux et pas pour s’occuper de tous ces légumes, commentaire approuvé par les deux autres idiotes qui se trouvait dans ma chambre à ce moment.
J’ai expliqué ces faits à l’un des infirmier dont je dois d’ailleurs féliciter le professionnalisme de tous les membres masculins des équipes, la gentillesse et leurs tentatives de compréhensions des malheurs des malades (de moi en tout cas) et cet infirmier m’a dit qu’il savait que ce comportement existait et il m’a expliqué que lorsque c’était cet équipe-là qui était de service je devais lorsque j’avais besoin d’aide essayer de débrancher le capteur que j’avais au doigt de manière à provoquer une alarme qui les obligeraient à venir voir ce qui se passait.

 
Ah ça marchait,
elles venaient voir,

rebranchait le capteur en râlant et en m’engueulant sans pour autant s’inquiéter du pourquoi, de la raison qui m’avais amené à faire de gros efforts pour les faire venir à moi, il ne faut pas oublier que j’étais intubé et donc dans l’impossibilité de parler, que mes mouvements était entravé chimiquement et qu’il leurs es quand même arrivé de me poser une question (où avez-vous mal ???) comment répondre en deux seconde ?    Et avais-je mal ? Vous est-il déja arrivé d’avoir le nez qui gratte et d’essayer de ne pas vous gratter ?     Si oui alors imaginez vous être dans le cas et que cela dure et dure encore, imaginez vous espérer que votre voisin le comprenne et vous gratte YOUPI quel soulagement alors était-il nécessaire d’avoir mal pour demandé une aide ?

Il a fallu que j’ai le coup de chance de tomber sur une jeune étudiante qui dans sa candeur cherchais à dialoguer avec les malades (moi en l’occurrence mais je suppose que s’était la même chose avec les autres)

et à force de signes et de questions de sa part nous avons fini par nous comprendre et à mettre au point une feuille A4 segmentée de manière à représenter les lettres de l’alphabet.
Grâce à cette feuille je pouvais pointer successivement les lettres composant les mots qui allaient permettre de composer des phrases.
Ce qui nous à permit de nous rendre compte que c’était insuffisant, qu’il fallait y ajouter les lettres accentuées ainsi que les points, exclamation, interrogation, case vierge pour représenter la fin d’un mot, idiot allez-vous dire et pourtant cette feuille m’a permis de m’exprimer, de faire connaître une partie au moins de mes souffrances mais surtout et avant tout de quitter cette incroyable solitude et redevenir un être humain ou du moins un semblant.

 
Petite parenthèse pour vous demander de faire en sorte que chaque chambre possède une plaque rigide avec les lettres de l’alphabet comme indiqué plus haut ce qui permettrai un dialogue avec les malades les plus mal en point.
Remarque importante concernant ceci, apprendre aux infirmières et infirmiers à se servir de ce mode de contact car j’ai entendu une infirmière faire très sérieusement la remarque suivant « pourquoi ne pas attacher cette feuille sur le mur en face du malade plutôt que de se déplacer avec ? Comment le malade doit-il pointer les lettres, doit-il quitter son lit ?» L’imbécilité est partout malheureusement, vraiment partout.
 

Il y aura malheureusement encore beaucoup de choses à dire mais à quoi bon, ce qu’il faut retenir c’est que le « je m’en foutisme » d’une partie du personnel met en danger la santé des malades et jette l’opprobre sur la totalité d’un service.

Revalidation au C.H.U. En gros pas grand-chose à dire si ce n’est un gros coup de gueule quelque temps avant de quitter le centre car en principe j’avais tellement bien pris l’habitude d’être sondé durant la nuit que je restais dans un demi-sommeil, je n’ouvrais pas les yeux et laissai le personnel soignant faire son travail ce qui me permettais de me ré-endormir très vite après la fin des soins et même avec certaines infirmières de ne même pas me rendre compte de leur présence.
Mais il m’est arrivé une nuit où je ne dormais pas de rester quand même avec les yeux fermés et d’entendre à la fin du sondage couler un liquide dans l’évier et ensuite d’entendre couler l’eau du robinet ceci m’a semblé louche ce qui fait que la nuit suivante j’ai fait particulièrement attention à ce qui se passait et j’ai constaté la même chose, j’ai donc demandé pourquoi elle vidais mes urines dans l’évier et de m’entendre répondre de toute manière lorsque vous vous lavé , il y a toujours un petit peu d’urine qui coule dans votre évier (ben tien) j’ai fait remarquer que cette façon d’agir me déplaisais au plus au point et qu’il y avait des W.C. pour vider les urines, elle m’a assuré que cela ne se reproduirais plus.
Le lendemain dans la nuit le même cirque recommençait et là je me suis fâché ( j’ai demandé si elle cuisinait dans son pot de chambre et si elle chiait dans ses casseroles) car qui sait depuis quand ces pratiques existaient, moi qui leurs faisait entièrement confiance voilà une fois de plus ma santé gravement mise en péril car j’étais comme je le rappel en isolement sanitaire pour cause de grave contamination nosocomiale (M.R.S.A.) ce qui signifie en clair que chaque jours je me lavais dans un évier totalement contaminé étant donné que c’est par les urines, le sang et les excréments que la contamination se propage le plus radicalement .

Je me lavais avec des produits désinfectants dans l’espoir rendu tout à fait illusoire de me décontaminer et de pouvoir côtoyer les autres patients et sortir de mon isolement de pouvoir recevoir mes petits enfants en toutes sécurité, de pouvoir les prendre dans mes bras.
Ce comportement ne vaut pas mieux que celui du C.H.U. qui consistait à me laisser dans mes excréments.

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